La Place-des-Arts me donne la nausée. Je la trouve périmée à tous les niveaux et je m’explique : Débutons par une de ses entrées qui dresse la table du disquaire ‘Québécorois’- Archambault vends maintenant plus de bijoux de Caroline Néron que tout le reste et je comprends la restructuration de l’industrie du disque, mais tabarnaque, des bijoux sacrement !? Tu descends trois marches de la paroisse place des arts (pda), on te pollue les yeux d’un présentoir de SUV de luxe pour un concours qui perdure depuis 40 ans, mais attention les amis, la ‘pda’ est ‘un des principaux acteurs de la réalité artistique mondiale et c’est elle qui en a les premières loges’. Par contre, elle est en grande transformation : deux importants chantiers ont débuté dans le quadrilatère : la construction d’une salle de concert, l’Adresse symphonique, et l’aménagement du Grand Foyer culturel dans le Hall des Pas perdus’. Mais Je vais vous épargner de ma montée de lait et consacrer uniquement ma chronique à pousser de l’encre sur l’avant première du spectacle «Vivez Laliberté» de Frédérick Laliberté présenté au studio-théâtre de… la Place des Arts.
Personne ne reconnaît son nom, mais tous les fidèles du blues québécois l’ont déjà entendu. Et c’est en parti à cause de son employeur précaire depuis les 3 dernières années, www.jimzeller.com pour lequel il gratte sa guitare aussi bien que Carl Tremblay manie son harmonica. Ce prodige a vécue sa crise d’adolescence au Bistro à Jojo parmi les meilleurs bluesmen du terroir québécois. Un vrai puriste qui trouvera sa niche comme guitariste-auteur-compositeur et interprète sans avoir besoin de ses pères pour se faire un nom. Ariane Castonguay des Productions Dac Musique (www.dacmusique.com) y travaille et croît en son artiste, ses énergies de réseautage lui rapporteront puisque le cœur y est. Accompagné de Michel Chasle (orgue B-3), David Devine (batterie), Jean-François Langevin (basse) Frédérick Laliberté prends des directions Pop-rock québécois pour son premier projet solo. La première écoute ressemble étrangement à du Lapointe, mais le maniement de sa guitare fait fuir l’image du rocker usiné. Une bande passante se manifeste aussitôt lorsque les quatre vrais-bons musiciens dévorent la trop petite scène du studio-théâtre, mais je crois que tel était l’intention.
Au bistro à Jojo les 26-27-28 Octobre
Pour plus d’information ou pour réserver vos billets veuillez communiquer avec Ariane Castonguay :a l’adresse arianecastonguay@dacmusique.com
Oncle Phil
