Un spectacle de Fucked up, c’est…c’est complètement Fucked up!

Je suis un fan de Fucked up. J’avais avisé tout le monde que je connaissais de ne pas partir quand le groupe prendrait d’assault le stage parce qu’ils font partie des groupes méconnus malgré toute la reconnaissance qu’ils recoivent de leurs pairs, les gens de l’industrie (qui leur ont remis le Polaris Prize) et évidemment de leur fans. Par contre, après le set de DJ Champion, le Métropolis se vide de façon massive.

Fucked up commence quand même son spectacle avec une foule restectable au son Son the father issu du populaire Chemistry of Common Life et je dirais que durant la chanson tout est sous contrôle. Dès la deuxième chanson, par exemple, ça dégénère. Damiam Abraham, qui frôle les 300 livres, décide qu’il est temps de réveiller les fans restants pour leur en mettre plein la vue. Déjà sans chandail, plusieurs étaient comblés. Mais c’est bien mal connaitre l’ours mal leché leader de Fucked up. Il descend dans la foule. Certains sautent sur son dos pour le faire basculer mais il continue à marcher et surtout à chanter. Les photographes qui restent dans la salle font un cercle autour de lui et prennent cliché sur cliché, pour ne rien manquer de la bête de scène. Le tout semble motiver Damian Abraham qui en rajoute en se jetant par terre, en tournant le fil de son micro autour de son cou ou de sa tête, quand il se le swing pas en plein plein front.

Pendant ce temps sur scène, tout est sous contrôle. On a même presque l’impression que ce sont des robots qui jouent. Exception du drum où Mr Jo se donne à tout rompre. Difficile par contre de leur reprocher quoi que ce soit. Je me mets à leur place, toute l’attention était sur Damian Abraham. Même la première rangée était dos au groupe sur la scène, alors moi aussi j’aurais peut-être laissé de côté les stepettes. On ne peut rien donc rien leur reprocher. Les chansons sont vraiment bien jouées et on a droit aux classiques du groupes comme Crusades et Police

J’étais mort de rire parce que j’avais déjà vu le groupe et je m’attendais à des trucs bizarre mais même avisé, le spectacle était fucké et dérangeant. On devait toujours rester sur nos gardes, ne sachant pas trop ce que Damian Abraham ferait ou un fan déchainé. Que dire aussi du pit de trash qui était tout sauf sympatique. J’ai par contre adoré la prestation du groupe. Quand je sors d’un spectacle et qu’un band me faire dire: “Wow, je pense que j’ai assisté à quelques choses.”, je me dis qu’ils ont fait ce qu’ils avaient à faire.

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