Oui, il y avait les Killers du Big Four au festival, mais faudrait quand même pas oublier que d’autres bands de fou étaient aussi du festival. Je trippais avant même d’arriver dans le train: c’était le party à côté. Je dois avouer que ç’a pas mal été scrappé par un peu de pluie, mais surtout par beaucoup, beaucoup, beaucoup de boue. Paraitrait-il que depuis 2 jours c’était le déluge, et je vous jure que j’ai pas de mal à le croire. De la boue PARTOUT. Regardez les photos, c’est vraiment pas des blagues. Je me croyais à Woodstock ’94.
Le premier que j’ai entendu, parce que je voulais me pogner de la merch du festival et que le line-up avançait très rapidement (45 minutes pour acheter un T-shirt fuck) était Bullet for my valentine. J’ai jamais vraiment écouté ça parce que je trouvais que ça avait l’air d’un band de ch’feux. Finalement, ça brasse pas pire pentoute.
C’était suivi par les classiques Alice in chains. Un autre band dont je peux pas expliquer pourquoi, mais ça m’attire pas. Je connais les classiques comme tout le monde grâce à The Buzz à l’époque, mais sans plus. Donc mon interprétation du show c’est “les classiques étaient là ”, c’était pas poche, c’était pas bon, mais c’était ben correct.
Comme pour Greenfield le week-end dernier, il y avait encore des bands que je voyais pour une deuxième fois dans le Europeen Tour. C’était le cas de Stone Sour que j’avais vu au Rock Im Park. C’est cool, parce que je les aime bien. J’aime le parallèle entre eux et Slipknot, leur son, l’énergie du band live, donc c’était vraiment cool, surtout qu’ils ont pas fait le même set. Évidement, encore des chansons de Audio Secrecy (disponible le 7 septembre) et je dois dire que déjà à la deuxième écoute elles sont encore meilleures. Plus mélodique avec une touche un peu plus hard que ce à quoi Stone Sour nous ont habitués. Corey Taylor a pas parlé beaucoup, mais entre deux tounes comme une vraie rockstar il a pogné un chapeau plein de boue au vol et l’a mis sans hésiter. Malheureusement, c’était un festival à tendance plutôt métal, et ils ont choisi de laisser Bother et Through Glass qui sont plus slow dans leurs baggages. Comme je disais l’autre jour, c’est quand vous voulez à Montréal les gars hein !
18h50 on entend dans le micro une voix rauque crier le classique de tout leurs show: « Hi everyone! We are Motörhead and we play Rock N’ Roll. » Ils jouaient de jour et le soleil était sorti à ce moment là , donc Lemmy Kilmister a fait le set avec ses lunettes de trucker… trop cool. Je peux pas vraiment rien dire de différent que lors de ma critique d’y à 2 semaines. Du bon vieux rock plus fort que fort bien rétro avec de la crasse. Pas mal le même setlist aussi. Je vous disais par contre l’autre jour que Mikkey avait eu un problème de high-hats pendant son solo du show dans In The Name Of Tragedy, et bien je vous confirme que c’est vraiment arrivé. Motörhead est donc pas un band qui simule des fucks pour nous en mettre plein la vue, c’est plutôt des gars vraiment laites qui sont des musiciens malades. Encore une fois resté sur ma faim pour R.A.M.O.N.E.S.; Rock N’ Roll ou Eat The Rich.
Comme Stone Sour tantôt, Rise Against me donnait encore rendez-vous, mais pour un set un peu plus court cette fois-ci. J’ai moins trippé. Je trouve qu’ils ont beaucoup de bonnes tounes et ça vaut la peine d’en entendre beaucoup. Je sais pas si c’est la longueur du set ou la foule moins grosse, mais les gars étaient en feu. Joe et Zach arrêtaient pas de faire des switchs de côté de scène pendant que Tim se promenait entre les boites de sons, faisait tourner son micro et descendait chanter dans la foule. Un setlist encore une fois axé beaucoup sur Appeal to Reason, sans oublier les classiques States of Union, Prayer of the Refugee et Ready to Fall pour fermer le show. De leur côté aussi ils ont laissé tombé Swing Life Away et Hero of War qui sont plus tranquilles et surtout acoustique.
Un excellent festival en tant que tel côté musical, mais la logistique et l’organisation suckaient un peu la marde. C’était le premier Sonisphère en Suisse, et ça paraissait. Le moyen suggéré par le festival et le plus emprunté dans les faits était le train, et il fallait marcher 20-25 minutes de la gare au festival. Des p’tites navettes ça aurait pas été un luxe je pense, surtout que c’est dans un village tranquille, les habitants devaient avoir peur dans leur maison. Autre chose poche, les agents aux informations savent pas les réponses aux 3/4 des questions. Par exemple, en 10 minutes je demande où je trouve mon accréditation média et où se trouve le boot média: “Ben je sais pas monsieur.” A ben oui ben oui, bonne réponse ça. Mais bon, rien de si grave, avec les années, ils risquent d’avoir un bien beau festival. Mais faites quelques chose pour la boue, comme louer un plancher flottant en plastique comme au Rock Im Park, vraiment cool pour la boue et ça rentre moins dans le dos à force de rocker.
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