Critique: Misteur Valaire met le feu à l’Usine C

Profitant d’une invitation au festival Temps d’images, Misteur Valaire nous présentait (à guichet fermé) pour une dernière fois leur spectacle de la tournée pour l’album Friterday Night.

Misteur Valaire a mis la pédale dans le fond dès le départ quand Jules laisse ses platines pour aller pomper la foule. On aurait dit que les gars n’avaient pas vu du monde depuis 1 mois ou plutôt pas fait de show. Je craignais pour la suite des choses mais c’est complèment l’inverse qui est arrivé, et plus le show avançait meilleur c’était. Les Misteur Valaire ont tellement d’énergie sur scène ce n’est pas croyable, on a juste envie de groover nous autres aussi. Misteur Valaire a continué tant qu’il restait du courant dans les samplers.

J’adore la drive du groupe live et les voir constamment jouer plusieurs instruments souvent dans la même chanson. Souvent le Misteur aime bien nous rendre fous (dans le bon sens) en étirant un beat, donc en changeant un ou plusieurs instruments en même temps donnant souvent un boost aux chansons et c’est comme ça qu’il devient Surhomme.

Une autre arme de destruction massive utilisée pour nous conquérir est assurément les projections en arrière-plan. On y voit souvent des trucs abstraits ou des montages anciens de séquence en boucle qui sont vraiment efficaces. C’est facile de lancer des images sur un écran, mais de leur côté ça permet de nous amener plus loin. Vu que Luis chante rarement ça permet par moment de créer une atmosphère ou a un autre de mettre l’emphase sur un riff de bass ou de piano par exemple. Je ne sais pas qui fait ça, mais c’est complètement débile.

Misteur Valaire a prouvé samedi qu’il est sans aucun doute une bête de scène. Bon show, bonne musique, bonne vibe. La barre est mise maintenant pour la prochaine tournée, j’ai vraiment hâte de voir le résultat, mais ça risque de brasser cet été.

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