J’ai commencé à écouter Lenny Kravitz il y a 7 ans avec American Woman, Fly away, bref cette époque là , et moi pis Anthon on avait eu la chance de le rencontrer pour lui faire signer des pochettes de disques pis toute, pis je l’avais tellement trouvé désagréable pis poche! Genre de gars vedge, qui te signe ton affaire mais te demande pas ton nom pis rien, “Je m’appelle Lenny Kravitz”, toi je m’en criss. Mais bon, je suis un mec fidèle à mes bands, alors j’ai pas eu le choix d’aller me voir le show, mais vous comprenez maintenant que je l’attends en sale le mec tout noir.
À 8h45, on se fait garocher en pleine face Bring It On qui aurait assurément été un solide ajout au soundtrack de Blow si elle avait été sortie. Lenny est fucking en forme et ça paraît, il est encore un peu arrogant, mais avec l’ajout d’une bedaine de la quarantaine à sa shape de dieu, on y croit un peu moins, mais y’a aucun doute que le type nous accroche pareil avec ses shades de Maverick, pis son excellent Fro. La soirée se passe avec surprise très bien, même si le setlist est beaucoup trop blues à mon goût, mais il s’est entouré de musiciens tellement trop enflammés qu’on veut les écouter eux aussi. Ils sont tellement bon que Lenny prends même une pause pour se laisser tenter et nous jouer une coupe de ligne de drum. Rendu à 10h30 par exemple, je commençais à me dire que le show finirait pis que Lenny aurait manqué de rock, mais Lenny m’a entendu pis y s’est fâché et décide que c’est le temps de mettre son pied au cul des Montréalais, et arrive sur scène avec ses lunettes qu’il avait mis de côté, un fameuse flying V (pas la fameuse) pis y nous regardes pendant comme 30 secondes…Fuck yeah, là je dois avoir l’air d’un gars de 14 ans qui vient d’avoir son scooter, pis je prie pour du rock et de la pyro. Kravitz répond par les premières notes de American woman, et pour une fois Lenny se paie le solo au lieu de le laisser à son guitariste, et y’étais pas mal temps. Après y nous a fait chier avec Fly Away ou selon moi y’aurait tellement du nous faire Black Velveteen, mais bon. Un dernier slow down pour I’ll Be Waiting, mais avec Lenny au piano, et les lumières fermées…on peut pas se tromper. Lenny enchaîne ensuite avec Let Love Rule dans laquelle il laisse le refrain final au public, mais contrairement à d’habitude tout le monde chantait, Lenny a fait signe à la foule je dirais au moins 6-7 fois pour que ça se poursuive. Il se paie même un tour de parterre de genre 5-10 min pour saluer les fans qui le veulent bien. Il nous avise après coup qu’il a trouvé sa descente sur la floor un peut trop organisée à son goût et invite tout le monde à venir près du stage pour compenser. On a des doutes sur ce que Lenny nous prépare, mais il le confirme qu’il nous gardait le meilleure pour la fin quand on voit la chick’s a Lenny arriver du fond de la scène…elle est parfaite encore mieux que tout ce que j’aurai pu imaginer, la télé ne lui rends vraiment aucune grâce avec ses courbes parfaites, son style élégant, mais trash à la fois, et assurément son air “Are you sure you can handle me tonight sweetie ???”, elle termine son chemin sur l’épaule de Lenny qui nous demande comme s’il ne savait pas déjà la réponse “Are you gonna go my way ???” C’était la totale, vous pouvez regarder le vidéo ça va vous donner une idée de l’ambiance qui avait l’a et d’entrevoir la belle.
Alors pour ceux qui ont manqué ça, je vous conseille vraiment d’y aller la prochaine fois, Lenny est vraiment sympathique finalement et nous en donne vraiment pour notre cash.
