La première fois que j’avais rencontrĂ© Alexandre DĂ©silets, on avait parler de Karkwa. Je me rappelle plus du contexte, mais il m’avait dit: “Ouin, mais Louis-Jean Cormier y’a pas grand chose Ă son Ă©preuve mon gars !”. Alexandre est compositeur, les mots c’est sa vie, donc ça m’avait marquĂ© qu’il aille choisi ceux-lĂ pour le dĂ©crire. Dès les premières notes, j’ai compris ce qu’il voulait dire et je trouvais que ça dĂ©crivait vraiment bien pour moi Karkwa.
La grande scène du Métropolis avait l’air d’un studio de pratique. Pas un studio avec un tapis, non non, le fameux studio qu’on imagine quand on commence à jammer avec des lumières jusqu’au plafond qui peuvent faire 56 000 effets de malade. Vous mettez derrière tout ça le Jedi en éclairage au Québec, Mathieu Roy (a aussi fait celui de Désilets), et vous avez vous une scénique ultra épurée qui a l’air de David avec le pouvoir de Goliath.
Autant la veille ça criait partout pour Alexisonfire, hier pour Karkwa c’était en écoutant qu’on montrait notre appréciation. Ça faisait un bout de temps que j’avais pas vu un band mettre un public dans sa poche comme ça. Que ce soit avec les tounes qui bougent, avec les trucs plus tranquilles ou même avec les chansons en duo de Louis-Jean et Francois personne lachaient son spot.
Faut donner Ă Karkwa ce qui leur revient, ils sont parfait sur disque au dĂ©part et difficilement imaginables encore meilleures. Pourtant au show les chansons ont pris pour moi une autre direction et sont devenues complĂ©tement hallucinantes en voyant les diffĂ©rents beats crĂ©es par chaque gars pendant les tounes, en particulier les rythms boy (Sagot et StĂ©phane) qui se paye une solide traite. Les Ă©clairages complĂ©tant tout ça, et il se paie mĂŞme un trip de laser pendant “La Piqure”.
J’avais lu pleins de critiques faisant l’éloge du show, et je dois avouer que je suis avec eux. Un plaisir musical savoureux du début jusqu’à la fin. À savourer avec un ou des amis pas très bavards, qui va vous faire capoter ben raide.
