Critique: Guns N Roses me laisse sur ma faim

Après une absence de 17 ans de la scène Montréalaise, c’est hier que Axl Rose et sa nouvelle gang de bum était de passage. Comme ceux qui avaient des billets pour le spectacle, à peu près tout le monde que je connais me disait que ce serait un show boboches. Et bien vous aviez raison.

Comme la rumeur le voulait, ce qui reste de Guns N Roses (Axl et on peut dire Dizzy) est arrivé sur scène sur le coup de 22h20 pour presque 3h de spectacle. Ne vous laissez pas prendre par exemple, ils ont quand même trouvé le moyen de laisser tomber de solide classique au setlist pour y aller plutôt avec des chansons de Chinese Democracy. En fait on a eu droit à dix des quatorze chansons de l’album, et ils ont joué 21 chansons pendant le concert. Plusieurs vieux classiques étaient au rendez-vous: Welcome to the Jungle, It’s so easy, Live and Let die, You could be mine, November rain, Knocking on heaven’s door, Out ta get me, Nightrain et le tout se termine au son de Paradise City. J’aurais aimé entendre My Michelle, Don’t cry, Yesterday ou qu’ils nous sortent de leur chapeau Right next door to hell, Double talking Jive ou Civil War.

La chose la plus impressionnante au Centre Bell hier était assurément la scène. Deux écrans de chaque côté, un écran en arrière-plan et deux écrans déployables, de la pyro, le fameux “stage lap” où on voyait habituellement Slash et où Axl aime toujours se réfugier quand il quitte le centre de la scène.

Parlant de Axl, il n’a vraiment rien finalement de la bête affreuse dont tout le monde parle. Il nous a prouvé qu’il était encore capable de crier, courrir d’un bout à l’autre de la scène, faire ses classiques tour sur lui-même armé de son habituel pied de micro. En parlant de micro, il était habillé d’un classique ponpon rouge pour l’occasion. Je dois avouer par contre que Axl, comme un vieux truck qui prend la route, a mis du temps à atteindre une bonne vitesse de croisière. En début de spectacle, il se concentrait surtout sur le centre de la scène, mais en fin de spectacle, il courait d’un bout à l’autre de celle-ci, et on avait vraiment l’impression d’avoir devant nous le Axl des années 80. Il est rapidement revenu à deux reprise sur les incidents de 92, d’abord après Mr Brownstone en disant: “I think I recognize some of you !!!”, et a enchaîné en jouant Sorry. Dans un deuxième temps au 3/4 du show, Axl récidive entre Sweet Child O’ Mine et Patience et se questionne: “You fuckers just like to tear shit up, don’t you ? That’s okay, I get that way myself sometimes”. Que dire quand dès les premières notes de Paradise City, dernière chanson de la soirée, Axl a sorti son drapeau Fleur de lys pour l’entourer autour de lui.

Axl était accompagné solides musiciens sur scène, mais je dois avouer avoir des problèmes avec le nouveau venu, le guitariste DJ Ashba. Il est dans la tournée en remplacement de Robin Finch de Nine Inch Nails. Dj boy/guitariste est vraiment fou et je capoterais ben raide si j’étais capable de jouer de la guitare comme lui. Le problème est au niveau de l’image, ou plutôt de l’identité. C’est lui qui remplace Slash dans la plupart des chansons, et plutôt que d’y aller avec son style personnel, il préfère multiplier les clin d’oeil (je suis gentil là) à Slash. On l’a vu fréquemment avec une cigarette dans la bouche, prennant la position classique de Slash quand il y allait d’un solo, et la cerise sur le sundae est arrivée quand il nous a poussé un solo alors qu’il portait un chapeau semblant de haute forme et une Gibson Les Paul même couleur que celle de Slash. On a pas besoin de ça, je comprend un clin d’oeil comme j’ai dit et ça aurait été super apprécié, mais arrête de jouer à Slash, t’es pas dans un hommage au band…t’es dans le band.

On peut dire que le passage de Guns était correct voir même apprécié, mais ne passera assurément pas à l’histoire. La question quiz qui reste en suspens par exemple c’est: Est-ce que je vais les revoir si ils reviennent en ville ??

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