Roger fête la musique @ Yverdon-Les-Bains

J’avais quelques jours off après le Sonisphere et le prochain avant le prochain rendez-vous, donc je décide de me poser à Zürich pour le restant du Weekend. Je rejoignais ensuite Stéphanie et Sarah, que j’ai surnommé le sisters act, chez leur père à Yverdon-Les-Bains (petite ville vraiment trop cool en Suisse). Toujours habité par la même chance depuis le début du voyage, je reste une journée en ville et c’est pile poil la fête de la musique. Un festival d’une journée à travers l’Europe où on peut voir des bands plus ou moins connus, mais surtout pas connus pentoute gratos. Le concept est cool parce que normalement, tu ne vas pas voir un artiste, mais dans un événement comme celui-là, tu vas écouter de la musique et découvrir. C’est extrêmement différent.

Comme la Suisse jouait un match de la World Cup, c’est pour 18h qu’on se dirige vers La Maison D’ailleurs pour un duo Jazz évolution. Un duo de guitariste qui nous offre des covers de bands connus en version jazz. Vraiment cool, vous savez le genre de chanson qui vous donne envie de tapper du pied et bouger les épaules, et tout ça dans la salle d’un musée.

Vous connaissez le café Temporel à Québec ? Bien moi j’étais à l’intemporel pour entendre un des bands le plus original que j’ai vu, Bocal. Un quatuor de dudes qui utilisent seulement leur voix comme instrument. Sous la thématique métro-boulot-dodo, ils nous ont proposé des covers eux aussi de chansons qui ont rapport d’abord au métro ou au transport (comme Poinçonneur des Lilas de Gainsbourg) avec une casquette de train, ensuite rapport au travail avec un casque de construction (EX: Travaillé c’est trop dur) pour finir avec dodo avec des bonnets (Ex: Fais Dodo Colla mon P’tit Frère). Jusque là, c’est cool et drôle, MAIS…dans la journée ils se sont déplacés en matinée à la gare de train chanter des chansons, en après-midi dans des business et en soirée ils chantaient des berceuses à domicile pour endormir les enfants. Imaginez, 4 dudes qui viennent endormir votre bébé chez vous. Juste trop cool.

Ensuite c’est du côté du Jardin du Coeur où le papa de Stéphanie popait des pizz au four à bois, et où on pouvait écouter FM School, une école de percussion locale. Je crois que Radio Radio aurait aimé les tomtoms et les djimbés à ce moment-là, vraiment cool. Je suis pas un fan de ces trucs là, je crois que le monde sont trop poche au tamtam à Montréal, mais eux c’était des reals pros. Je les regardais et essayais toujours de comprendre lequel produisait quel son…j’ai bien aimé.

Au même endroit en mangeant on écoutait deux filles début vingtaines qui jouaient de la guitare sèche et faisaient des covers anglais ou espagnol. J’ai moins tripper, mais vous savez, écoutez un band, pizz à la main, bière dans l’autre je trouve toujours ça moins cool. Je me mets à leur place pis j’aurais le feu au cul, mais bon. Quand même sympatique.

Prochain rendez-vous était à la scène Elvis (scène centrale) pour un groupe de percussion-tribal Somogo. Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais mon père m’a payé un drum quand j’étais ado et Tommy Lee est mon idole, donc les percussions j’adore, mais là je dois vous avouer que ça été le coup de foudre. Le band se nomme Somogo, et est composé de 5 percussionistes sur scène et 1 autre membre qui lui joue du didgeridoo et de la guimbarde. Je vous jure c’était complètement pété comme show. Quand les percussions arrêtent et le didgeridoo continue, ça va donner une atmosphère de fou. Genre que vous vous demandez je crie parce que c’est fou ou j’écoute parce que c’est malade ??? Vous savez dans les festivals comme ça, le monde tappe du pied et laisse, comme à la p’tite école, les premières rangées vides. Bien le groupe a réussi a virer ça bout pour bout au cours du spectacle et amener tous le monde devant la scène, tapper dans leur mains, crier. La dernière chanson c’est même une foule séparée en deux qui tappait deux beats différents des mains qui étaient la base de la mélodie. Vraiment cool, j’espère qu’ils seront dans la mire du festival de Jazz parce que vous allez CAPOTER.

Dans d’autres villes parfois on a des scènes qui nous laisse bouche bée, et bien c’est le cas de l’Échandole. Une salle de spectacle de 50-75 personnes qui se trouve dans la cave d’un château. Yes les amis, un vrai fucking château avec une sono parfaite, et une salle intime qui permet une vibe incroyable. La rumeure locale veut que notre Dumas aille déjà joué là. J’ai vu deux groupes de chansons françaises back à back là-bas. Le premier était Pierrot le fou qui m’était pas sans rappeller les dernières heures de Noir Désir, mais en laissant tomber le côté rock. Un quatuor qui présentait chaque chanson avant de les jouer pour qu’on compresse où ils nous amenaient. Les paroles n’étaient pas à se jeter par terre, quoique sympathiques, mais parfois répétitives. Côté musique par contre, ils étaient vraiment incroyables. Quand on parle de band qui joue chacun de leur côté, mais que le résultat se tient, et voilà. Finalement, Le deuxième groupe était Thomas Grand qui est un trio à la guitare sèche, contrebasse et accordéon. Vraiment un bon band, un produit final qui rappelait la Renaud. Par contre, j’ai entendu seulement 3 chansons, mais il m’a convaincu avec sa chanson où il nous parle de sa voisine d’en face qui se change toujours sans fermer ses rideaux. À découvrir…

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