Le titre ne peut pas être plus clair, le 12 juillet 2012 c’est la journée où les Rolling Stones fête leurs 50 ans d’existence et par le fait même de leur premier show. Imagines ça, t’es en 1962, t’habites à Londres et chaque jeudi soir, au lieu d’aller dans un 5 à 7 avec Paul de l’Horloge Biologique, tu as l’habitude d’aller rejoindre un de tes chums au Marquee Club. Jase un peu, boit de la bière qui goûte un peu la pisse, mais elle est pas trop chère. Anyway, on est là pour écouter les bands nous autres et des fois y’en a des pas pires pentoutes. Un genre de Bistro à Jojo pour ceux qui connaissent. T’es assis relax pis t’as 6 gars ordinaires qui arrivent pour transformer ta soirée ordinaire en événement historique sous tes yeux…please welcome the Rolling Stones !!
Je n’aurais jamais ce feeling-là , c’est arrivé plus tard le coup de foudre dans mon cas, et de toute façon je n’étais même pas né en 62. Un mardi de décembre 1995, c’est pas mal relax à la Polyvalente Marcel Landry, sauf que pour moi. La journée est longue et en fini plus de pas finir, parce que ce soir je vais voir les Rolling Stones. Parait qu’ils sont pas pire, c’est mon père qui m’amène là . Mon frère a réussi à pogné 2 set de tixs par une chance de fou : un set devant le stage genre 30e rangés parterre et un set un peu de côté, mais encore parterre et surtout…première rangés.
J’avoue que je connais juste 2 tounes, mais ça parle du show partout dans les journaux, à la télé et à la radio. J’arrive un peu excité par le gros Stade rempli jusqu’au plafond, le stage le plus gros que j’avais vu de ma vie et la vraie culture du rock qui inclus les gars chauds, l’odeur de pot et des filles qui sortent tout droit d’un vidéo de Musique Plus.
Spin Doctors fait la première partie et n’arrive même pas à me faire lever. J’avais l’impression que tout le monde me verrait me lever comme tout le monde était assis et que c’était pas bien vu de cacher les autres.
Les Stones embarquent finalement, c’est trop débile. De la pyro qui sort de la bouche d’un serpent géant, plus de lumières que toutes les maisons de ma rue réunis, un écran géant à rendre jaloux le ciné-parc de St-Hilaire et genre 20 musiciens devant moi sur le stage.
Ça fait quelques tounes que l’action est au milieu de la scène quand Mick Jagger se dĂ©cide et part une course sur la passerelle de cĂ´tĂ©. Elle passe Ă 10 pieds de moi, donc lui aussi…c’est cool !!
Quelques minutes après c’est Keith Richards qui avance en tournant, trainant une jambe, pointant du peuple ici et là et a l’air de pratiquer ses moves de combat à l’épée avec sa guitare.Il a l’air d’un gars de la gang qui joue pour la première fois devant du monde et qui trip. Quand il arrête quelques secondes devant moi, je le fixe sans bouger comme s’il me pointait au révolver !
Depuis je connais leur histoire comme si c’était la mienne, j’aimerais dire que je connais la discographie complète, mais je crois que c’est une quête pour le saint Graal musical trop grande pour le seul homme que je suis. Je bois quand même ma bière dans des pintes avec leur logo.
La suite pour les Stones reste encore floue, une rumeur de tournée jase de plus en plus fort pour 2013, et la possibilité d’un nouvel album se fait plus tranquille. En attendant, ils ont sorti un livre commémoratif du 50e anniversaire avec des photos inédites, des entrevues et cie. C’est disponible sur le RollingStones.com pour 58$ environ.
Bonne fĂŞte les Rolling Stones
